C'est au tour de Paul Wolfowitz de se faire allumer par Le Monde.
Ceux-ci ne lassent de s'étonner, outre de la mauvaise gestion de l'établissement (Le Monde évoque un autiste, je suppose que c'est façon polie de parler d'un débile ou d'un fou dangereux), des démissions en masse au sein de l'organisation dont la politique intérieure semble dangereusement noyautée par ce néoconservateur et ses amis agréés par la Maison Blanche.
Les départs de cadres de la Banque se multiplient, tant ils sont las d'être court-circuités, depuis bientôt deux ans, par une garde rapprochée du président recrutée parmi les amis de celui-ci. Le vice-président chargé du Proche-Orient, Christiaan Poortman, vieux routier respecté, vient de tirer sa révérence pour ne pas être exilé au Kazakhstan. Le responsable des ressources humaines devrait suivre.
Une sorte de police chargée de veiller à l'intégrité des 9 000 membres de la Banque génère une ambiance détestable. L'enquête qu'elle mène à Kinshasa (RDC) dissèque un cas de corruption avéré, mais le fait qu'elle n'ait pas encore rendu son rapport n'a pas empêché Paul Wolfowitz d'attribuer 1,4 milliard de dollars à ce pays. Contradiction ?
Il ne s'agit donc plus de simples trous dans ses chaussettes, mais d'un gros trou de 21 milliard qui devrait porter un dangereux coup à la crédibilité de cette organisation.