Alain, encore lui, me fait parvenir cette excellente réflexion…
A-t-on des raisons de craindre les conséquences de l'ouverture au "Grand Marché" ?
Plutôt que d'avancer des arguments idéologiques, considérons l'exemple
du Mexique, depuis la signature du "Free Trade Agreement (NAFTA)" en 1994
Jusqu'au début des années 2000, notre pays était le quatrième exportateur de poulets dans le monde, mais nous perdons pied, à cause des exportation de notre voisin (les Etats Unis d'Amérique) vers le Mexique.
Les importation de poulets et produits associés comme les oeufs et les dindes sont passées de $254,659,000 en 1994 à $468,137,000 in 2006 (en augmentation de 83.8 %).
(…)
En 1995, les Etats Unis d'Amérique exportaient $1,014,022 de grains vers le Mexique. Ce chiffre est passé à $2,581,484 (en augmentation de 154.6 %).Afin de passer à une situation quasiment hégémonique, les Etats Unis d'Amérique ont eu recours à des travailleurs étrangers, transformant ceux-ci en armée de réserve pour leurs industries en rendant possible leur migration vers le Nord. Ceci a eu pour conséquence de dévaster l'agriculture mexicaine.
Il est ironique de constater que dorénavant nous importons des produits alimentaires et exportons notre force de travail, ce qui favorise encore la compétitivité des Etats Unis d'Amérique et nous abandonne à la merci des hauts et des bas de son économie.
(Ce billet a été aimablement traduit en français par Alain à partir de la traduction en anglais de l'extrait de la Jornada obtenu sur WatchingAmerica)
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